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Commémoration de la Rafle du Vel d'Hiv'

Dimanche 19 juillet, le CRIF Alsace organisait, place de l'Ancienne Synagogue, une commémoration en souvenir de la Rafle du Vel d'Hiv'. Un hommage appuyé aux Justes parmi les Nations a été fait.

La cérémonie commémorative de la Rafle du Vel d'Hiv' a été marquée par le témoignage de Michel Thimmesh, fils d'un ancien policier pendant la guerre. Son récit a captivé la centaine de personnes présentes lors de cette matinée placée sous le signe du souvenir et de l'hommage.

Né en 1901 à Metz, Alfred Thimmesch est entré dans la police en 1923 à Strasbourg. Au début de la guerre, comme d’autres Alsaciens Lorrains qui refusent le risque de se retrouver naziés, il préfère quitter sa région natale. Alfred Thimmesch est muté à Périgueux, puis à Voiron (Isère).

En mars 1942, il y exerce les fonctions de secrétaire de police. Il est marié et père de 4 enfants, l'aînée, décéde dans son jeune âge. Il entre dans l’armée secrète puis devient responsable pour Voiron du groupe "Police" au sein du  mouvement de résistance NAP. Ses fonctions de secrétaire de police lui permirent d’établir de fausses cartes d’identité et de faux certicats de résidence à des juifs victimes des persécutions raciales, de 1942 à février 1944.

"Il avait refusé d'obéir aux lois scélérates de Vichy"

Alfred Thimmesch sera hélas dénoncé par l'un de ses propres collègues. En février 1944, il est arrêté par les Allemands qui retiennent contre ce policier-résistant : "établissement de fausses cartes d’identité". Alfred Thimmesch sera déporté à Mauthausen où il décède en juillet 1944. A la fin de la guerre, sa veuve et les trois orphelins retrouveront un Strasbourg libéré du joug nazi.

C'est cet homme, Juste parmi les Nations à titre posthume en 2009, qui a été honoré hier, via le témoignage de l'un de ses fils, aujourd'hui âgé de 75 ans. "Mon père avait refusé d'obéir aux lois scélérates de Vichy", confiait-il.