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Décès de Mireille Warschawski

C'est avec une profonde tristesse que le Consistoire Israélite du Bas-Rhin et la Communauté Israélite de Strasbourg ont appris, ce mercredi 20 juin-Roch 'Hodech Tamouz la disparition de Mireille (zal) Warschawski, épouse du Grand Rabbin Max Warschawski (zal), à Jérusalem à l'âge de 88 ans. Nous évoquerons sa mémoire le lundi 25 juin après l'office de Min'ha Maariv à 19h45.

Née en 1924 à Erstein de la famille Metzger, Mireille Warschwaski aura été une femme d'engagements. Elle a consacré quarante années de sa vie au métier de "femme de rabbin", dont elle donnera quelques régles dans cet article : Le métier de "femme de rabbin".

Elle fit la rencontre de Max Warschawski lors d'un camp Yeshouroun, après la Libération. 

 

 

Quand une communauté choisit un rabbin, elle doit avant tout s'interroger sur sa femme (Max Warschawski)

Le travail de « femme de rabbin » 

Son mari la lance dans l'enseignement, dans les écoles et au "Talmud torah".  

Quand Max Warschawski institue la "Bath mitzva", c’est Mireille qui se charge de la préparation de groupes de jeunes filles de toutes tendances religieuses. 

En plus d'un cours de textes avec un des professeurs du Talmud Torah de la communauté, quelques jeunes filles se réunissaient dans le salon du couple, chaque chabat, et d'une façon informelle Mireille les initie au sens du judaïsme, à sa signification sociale et religieuse. 

Le tout se termine par un week-end de groupe en dehors de la ville, pour comprendre le vécu du Chabat. 

A Strasbourg, le couple développe les dialogues avec les non-juifs, dans des cercles religieux aussi bien que laïcs, avec les responsables politiques, responsables municipaux, enseignants. 

Mireille est également responsable de la 'Hevra kadisha féminine, c’est-à-dire de s'occuper des "taharoth" (toilettes mortuaires).  

 

L’engagement féministe 

Après la guerre des six jours, elle s’aperçoit que beaucoup d’associations sont concernés par les mêmes problèmes. Elle fonde donc un groupe qui réunit les responsables de tous les mouvements féminins et dont le but serait de se pencher sur les problèmes communs. Ce fut la naissance du GLIF (Groupement de Liaison Juif Féminin). 

Ce fut l'époque où pour la première fois les femmes demandèrent à participer, comme élues, à la marche de la communauté, à être membres de la "commission administrative". La communauté du Haut-Rhin est l’une des premières communautés juives de France à y parvenir avec l'autorisation hala'hique (juridique) du rabbin (Max Warschawski).  

Parallèlement, elle se rend compte que les femmes de la ville de Strasbourg entreprennent une lutte pour une présence plus importante au sein des administrations locales, 

départementales et nationales. Mireille devient la déléguée des femmes de la communauté juive.  

C'est ainsi que la femme du rabbin, puis du grand rabbin de Strasbourg, dépassa le cadre purement communautaire pour travailler également dans la cité. 

Sourcehttp://judaisme.sdv.fr/histoire/rabbins/warshaw/mireille.htm

Son portrait : cliquez ici

Avec son mari, ils avaient écrit, à quatre mains, le livre Ma Bible Illustrée