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Entretien avec Mendel Samama

A 36 ans, Mendel Samama a rejoint l’équipe rabbinique depuis le 3 septembre dernier. Rabbin Délégué à la Synagogue de la Meinau, Adjoint au Directeur du Talmud Torah et Coordinateur administratif du Rabbinat, ce Rabbin né à Strasbourg se dit fier d’intégrer une telle institution. Il sait aussi que ses missions ne seront pas de tout repos et il se dit prêt à les aborder .

- Tout d’abord, quel est votre parcours ?
- J’ai effectué mes études à Strasbourg à l’école Loubavitch. Puis, jusqu’à 21 ans, j’étais dans une Yeshiva. J’ai ensuite beaucoup voyagé, en Australie, en Angleterre, aux Etats-Unis. En Australie, je me suis notamment beaucoup impliqué dans la vie communautaire. A partir de 1998, et pendant 8 ans, j’ai travaillé en exclusivité avec les Loubavitch de Strasbourg. Petit à petit, j’ai eu des responsabilités dans la communication pour les Loubavitch à l’échelon national. En parallèle, j’ai intégré les institutions européennes, et je suis toujours membre du comité ad hoc pour le dialogue inter-religieux. Pour le Conseil de l’Europe, je suis également nommé Expert sur la situation des cimetières juifs en Europe. Dans le même temps, j’ai repris mes études et passé le diplôme au séminaire rabbinique de Paris.

- Cela représente quoi, pour vous, d’intégrer le Rabbinat de Strasbourg et du Bas-Rhin ?
- C’est une grande fierté. C’était un but, une volonté depuis de très nombreuses années. Toutes les études que j’ai entreprises avaient pour but d’être rabbin au sein de la Communauté de Strasbourg et du Consistoire du Bas-Rhin. C’est une communauté que j’aime, car on y sent une cohésion très forte entre toutes les institutions qui n’existe qu’ici. Il y a une harmonie unique, et mon expérience à l’étranger me confirme ce côté propre à Strasbourg.
Pour moi, il était évident que pour déployer tout mon potentiel communautaire, je devais faire partie de l’institution. C’est en son sein que je donnerai le meilleur de moi-même. Et, depuis que j’y suis, je ne suis pas déçu. Le potentiel infini de cette communauté se confirme, à mes yeux. Nous disposons d’outils très performants à tous les niveaux. C’est véritablement une Communauté très bien organisée.

Travail, travail et travail

- Quelles seront précisément vos missions ?
- Je n’ai qu’un seul objectif : le travail, le travail et le travail ! A la Meinau, il y a beaucoup de choses à faire. La Meinau, ce n’est pas seulement une synagogue, c’est tout un secteur, qui comprend notamment Illkirch. L’intention est de développer tout le péri-synagogal. Il y a énormément de potentiel, c’est évident. Le travail réalisé depuis 25 ans est remarquable. Je n’arrive pas dans un désert. Je vais tenter d’apporter du sang-neuf tout en valorisant le travail effectué. Il faut notamment rendre hommage au Rabbin Abergel qui a porté le Ka’al jusqu’à maintenant.

En ce qui concerne le Talmud Torah, je suis professeur depuis cette année. J’ai donc besoin de prendre mes marques. Mais je tiens à remercier le Rabbin Heymann de me faire confiance et d’avoir facilité mon intégration dans son équipe. Je vais essayer d’apporter ma créativité, mon énergie et faire de mon mieux pour servir le Talmud Torah en remplissant les critères de satisfaction de mon Directeur.

- Vous avez également un rôle de Coordinateur administratif du Rabbinat. En quoi cela consiste-t-il exactement ?
- Il s’agit d’être le relais entre le rabbinat et l’administration. D’être un facilitateur, en quelque sorte. Tous les rabbins remplissent leurs missions. Ma mission ne sera pas de juger, ni de conseiller, mais de faciliter la liaison entre les attentes et les besoins des uns et des autres. Et, également, d’accroître la visibilité du rabbinat. Selon moi, il est important de se sentir valorisé dans ses missions, et les rabbins ne sont pas exempts de cette nécessité. Il ne s’agit pas de me mettre en valeur, mais de mettre en valeur mes nouveaux collègues rabbins ! Je souhaite que les rabbins aient la reconnaissance qu’ils méritent car peu de gens savent tout ce qui est fait.
Je pense que l’avenir de notre communauté passe, entre autres, par le rabbinat et les performances de ce pôle. Il faut faire bouger les choses.