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Jo Sellam : "Un succès pas contestable"

Président de la Commission électorale, Jo Sellam s’est particulièrement impliqué dans les élections qui se sont tenues les 16 et 30 novembre derniers. Sans commenter les résultats, le vice-Président du Consistoire Israélite du Bas-Rhin revient sur ces deux temps forts, qui auront marqué l’année de la communauté juive du Bas-Rhin. Entretien.

- Êtes-vous satisfait de ces élections et des résultats ?
- Les élections ne sont pas faites pour satisfaire quelqu’un mais pour que se dégage, d’un lot de candidats, de nouveaux élus. Je souhaite aux élus du Consistoire et à ceux des Kéhalim d’être inspirés pour la bonne conduite du judaïsme bas-rhinois.

- Comment se sont déroulées ces élections ?
- Les statuts du Consistoire prévoient des élections. Les seules élections légalement obligatoires sont celles du Consistoire. Mais nous souhaitions que nos membres s’expriment sur les Kéhalim, chacun selon sa sensibilité. Car ce sont des entités qui ont besoin de légitimité. La Commission électorale, que je présidais, et dans laquelle Gérard Dreyfus et Henri Dreyfus se sont fortement impliqués également, avait des idées précises sur ces élections que nous voulions mettre en application. Nous avons tous fournis beaucoup d’efforts et consacré beaucoup de temps pour faire de ce temps fort de la vie du judaïsme bas-rhinois un succès qui ne soit pas contestable. D’ailleurs, l’une des satisfactions est le taux de participation qui est assez élevé (43%). Tous les candidats ont eu des scores respectables. Ce qui signifie clairement qu'il n'y a pas eu de rejet de candidats ; mais il fallait bien faire émerger ceux des candidats qui allaient siéger au Conseil du Consistoire pour les quatre années à venir.

- Comment les élections ont-elles été menées ?
- On voulait qu’il n’y ait aucun doute sur la validité des élections, que rien ni personne ne puisse s’opposer au résultat. Nous avons eu quelques expériences passées malheureuses après des élections, et nous ne voulions pas revivre cela. Je pense que nous avons été irréprochables, malgré un nombre important de candidats au Consistoire. Je dois tirer mon chapeau à Raphaël Bloch et aux secrétaires qui ont tous bien travaillé en définissant les modalités administratives. La Commission électorale veillait à la transparence et au déroulement des élections dans le strict respect des règles. D’ailleurs, c’est la première fois dans l’histoire de notre communauté qu’un huissier, Me Lefèvre, nous a assistés du début à la fin de cette séquence. Nous avions ainsi une grande tranquillité par rapport à toute éventuelle infraction.

"Les votes par correspondance ont offert une facilité"

- On a constaté un taux important de vote par correspondance, cette année.
- Oui, ce mode opératoire a été largement utilisé par nos membres. En cette année où nous rendons hommage à Jean Kahn (zal), il faut se souvenir que c’est lui qui avait obtenu des pouvoirs publics la possibilité de procéder par correspondance. Ces votes par correspondance ont offert une facilité aux électeurs qui étaient dans l’incapacité de se rendre au Centre Communautaire pour y déposer leur bulletin. Cela peut représenter également un risque mais nous avons pris toutes les précautions nécessaires pour être à l’abri de toute contestation sur ces votes par correspondance, également.

- Lors du 1er tour, il régnait une ambiance très conviviale dans les bureaux de vote.
- C’est vrai, cette journée était extraordinaire car l’idée d’associer ces élections à l’Orijewnal Day a été remarquable. Le Rabbin Spingarn et son équipe ont monté un événement extraordinaire, qui a été profitable aux élections.

"Le mandat d'un élu lui coûte"

- Pourquoi avoir regroupé les élections du Consistoire et celles des Kéhalim en même temps ?
- Je dois avouer que les élections des Comités de Synagogues ont été une question majeure dans l’organisation. Nous voulions cadrer les choses, harmoniser l'élection des Kéhalim avec celle du Consistoire. Il n’est jamais bon, dans une structure, que des entités fonctionnent différemment. Nous avons eu beaucoup de difficultés à imposer ce principe. Par exemple, les représentants du Merkaz qui avaient fait voter leurs membres il y a un an, ont accepté, avec intelligence, de remettre leur mandat en jeu. Qu’ils en soient remerciés ! Je comprends que l’harmonisation que nous souhaitions pouvait représenter une contrainte pour les Kéhalim. Finalement, tout le monde a voté en même temps, pour désigner de nouveaux élus. Il nous reste maintenant à mettre en place l'Assemblée unique des communautés, cela sera fait dans les mois à venir.

- Vous-même êtes élu. Qu’est-ce que le vice-Président du CIBR peut donner comme conseils aux nouveaux élus ?
- Déjà, il faut mettre quelque chose au clair : les élus, quels qu’ils soient, ne sont pas rémunérés pour leur représentation communautaire ! Il n’y a aucune forme de rémunération en siégeant au Consistoire ou dans un Kahal. Au contraire, leur mandat coûte, d’une certaine manière. Je leur souhaite d’avoir le cuir bien épais. Personnellement, j’avais beaucoup d’amis avant d’entrer au Consistoire, j’en ai moins ; je n’avais pas d’ennemis, maintenant j’en ai… Il faut surtout  garder présent à l'esprit l'intérêt de l'institution et donc de nos communautés.

- Enfin, quel regard portez-vous sur la campagne électorale ? Vous a-t-elle donné satisfaction ?
- Comme l’ensemble des élections, la campagne a été extrêmement cadrée, de manière stricte, car nous avions des candidats remarquables et que nous devions garantir une équité aux dix candidats. La soirée électorale du 3 novembre n’a pas été satisfaisante à mes yeux. Les temps de parole ont été trop comprimés. Nous avons voulu être équitables à outrance, ici. Mais, dans l’ensemble, la campagne a été acceptable. Nous devions être stricts car nous étions observés hors de nos frontières bas-rhinoises et que, à travers ces élections et cette campagne, l’un des enjeux était, également, l’image que l’on renvoyait du judaïsme alsacien.