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Rencontre avec… Emmanuel Geissmann

A 35 ans, Emmanuel Geissmann occupe la fonction de Vice-Président de la Communauté Israélite de Strasbourg. Expert-comptable et commissaire aux comptes, il cumule la fonction de Président des commissions culte et éducation. Très actif, on le retrouve également au poste de Vice Président de la Chorale «  Le Chant Sacré » et en tant que Trésorier de la Fondation Eliza. C’est le Vice Président de la CIS et le Président des deux commissions qui s’exprime aujourd’hui.

 

- Emmanuel, tout d’abord, en quoi consiste ton rôle de vice-Président de la Communauté ?
- Si j’ai souhaité devenir Vice Président de la Communauté, demande favorablement entendue par notre Président, Jean-Paul KLING, ce n’est pas pour me targuer d’un titre supplémentaire mais pour bénéficier d’une fonction qui me permet d’être plus proche des décisions. Trop souvent, dans ma précédente mandature, j’ai eu la désagréable impression qu’en tant que « simple » Président de Commission, certaines décisions dépendant directement de ma Commission étaient prises sans même me consulter ou m’en informer. Etant également membre du Bureau, je participe aux décisions stratégiques de la Communauté. Mon objectif est de permettre à des dossiers d’avancer plus rapidement.

Je profite d’évoquer l’avancement des dossiers pour saluer le travail de mes collègues administrateurs qui, je dois le dire, s’investissent et donnent beaucoup de leur temps pour la Communauté.
Par ailleurs, les Vice Présidents ont un rôle de suppléance du Président en cas d’absence. Il y a donc un aspect gestion de crise, comme c’était le cas lors des évènements de Toulouse, et de représentativité.

- Quels sont les principaux chantiers de la Communauté, aujourd’hui ?
- De vivre, d’impliquer les jeunes de notre communauté et renouer le dialogue avec eux mais également d’assurer notre pérennité pour l’avenir. Cela passe par une professionnalisation plus prononcée. Il faut également assurer l’avenir financier de notre Communauté. Nous développons des projets dans ce sens. L’autre dossier sur lequel je suis très attaché est de retrouver une cohésion avec le monde associatif. C’est le rôle de la commission « Social », présidée par Laurent Blum. Cette commission a entrepris un vrai travail de fond. Elle écoute les besoins des uns et des autres et en vue d’envisager de nouvelles formes de collaboration. Enfin, et cela me concerne plus directement, par le biais de la commission « Culte », nous nous devons de redynamiser le Rabbinat. Un audit a été réalisé, et ses conclusions seront prochainement présentées.

Faire revenir les gens à la Synagogue

- Justement, quelles sont les missions de la commission « Culte » ?
- L’objectif premier est de faire revenir les gens à la Synagogue. Pour cela, nous devons travailler sur les offices en eux-mêmes et développer des activités. Je pense que les offices communs, comme nous avons pu en vivre pour Yom Haatsmaout ou Yom Hashoah sont des pistes à explorer. Mais, de manière générale, nous nous devons d’échanger le plus fréquemment possible avec toutes les composantes de la Communauté mais aussi les oratoires non communautaires. L’exemple à suivre, je pense, est la relation que nous avons avec le Comité Rambam. Il y a une vraie participation, ils sont même force de proposition. Depuis Monsieur Joseph Chouchouna qui était mon interlocuteur lors de ma précédente mandature jusqu’à Monsieur Juda Toledano, actuel Président, le Comité Rambam montre une réelle implication.

- Y a-t-il, en revanche, des choses à rafraîchir au niveau des cultes ?
- Oui, et je pense notamment aux cérémonies patriotiques. Il est tout à fait normal de les célébrer mais peut-être faut-il en concentrer certaines. En tout cas, il y a une réflexion sur ce point, notamment quant à l’office et aux deux Cérémonies se tenant quasiment au même moment entre le soir et le lendemain matin, le dimanche précédent Roch Hachanna, à l’occassion des Slirots. Il y a certaines choses à faire évoluer, et au sein de la Commission « Culte » nous en sommes parfaitement conscients.

- La particularité de cette commission réside dans le fait que son interlocuteur principal est le rabbinat…
- Oui, exactement. Et c’est pour cette raison que je pense que pour présider cette commission, il faut avoir un minimum de culture religieuse et comprendre les sujets abordés par nos rabbins. Sans prétention, je pense pouvoir échanger avec eux et avoir ma propre opinion sur les différents thèmes abordés.

Fédérer nos jeunes est le défi de demain

- Autre commission que tu présides, l’Education. Quelles sont ses missions ?
- Il me semblait intéressant qu’un parent d’élève soit à la tête de cette commission. Ainsi, je peux avoir « les deux sons de cloche ». Cette commission est en prise directe avec le Gan Chalom et Yéhouda Halévi, même si ce sont deux associations indépendantes qui s’autogèrent. Le Gan Chalom et Yéhouda Halévi exploitent les locaux communautaires et sont donc placés partiellement sous la responsabilité de la CIS. La Communauté est aujourd’hui membre de l’Association et du Comité du Gan Chalom et je dois dire que si cette association a connu, par le passé, de très grandes difficultés, elle semble aujourd’hui retrouver sa sérénité financière.

Ayant pris mes fonctions de Président de la Commission éducation que très récemment, la veille de Pessah, je n’ai pas encore eu l’occasion de rencontrer les dirigeants de l’Ecole Yehouda Halevi. Je profite de l’occasion qui m’est donnée ici de rappeler aux parents des élèves scolarisés au sein de l’Ecole Yehouda Halevi qu’il est important de veiller à ce que les enfants se rassemblent dans le hall noble et non dans le hall d’entrée de la Communauté et que certains parents comprennent qu’il n’est pas raisonnable voire même dangereux, aussi bien pour leurs enfants que les autres ou le bâtiment, de laisser errer des jeunes entre 6 et 10 ans entre midi et deux dans les couloirs du Centre Communautaire sans aucune surveillance. Non seulement, ces jeunes sont livrés à eux-mêmes mais se retrouvent privés de tout encadrement et pour certains, mangent un sandwich à même le sol dans le hall noble.

En ce qui concerne le Talmud Torah, dont l’enseignement est dispensé dans les locaux de la Communauté, il est directement placé sous la gestion de la CIS et du Rabbin Heymann. Mais, là aussi, il y a beaucoup de choses à faire.

Enfin, dernier point de réflexion, doit-on travailler et relancer les promos Bar-Mitsvah ? La Commission éducation aura également pour mission de veiller à ce que la prise en charge des jeunes ne s’arrête pas le jour de leur Bar-Mitsvah mais qu’un réel travail de suivi puisse être mené par notre Communauté.

- Quid d’Aquiba ?
- C’est une école et une association totalement indépendante. Elle est sous contrat avec l’Etat, et n’a aucun lien pédagogique avec la Communauté. Mais, malgré tout, il y a des échanges qui se révèlent très intéressants, au demeurant. Le vivier d’Aquiba ce sont les enfants des membres de la Communauté. Il nous faut donc penser des partenariats, proposer certaines participations à des offices,… Il faut développer des projets. Cela peut d’autant plus facilement se faire et se concevoir que David Uzan, le Directeur, est à notre écoute et qu’il se montre disposé à faire. C’est un excellent interlocuteur !

- Finalement, l’enjeu indirect de cette commission « Education » est donc la jeunesse ?
- Exactement. Il faut que nos jeunes participent plus aux offices communautaires. On ne peut pas lâcher nos jeunes. Il faut les fédérer, leur donner envie de s’impliquer dans la vie de leur Communauté. C’est le défi de demain !