
Mes très chers amis,
La Torah nous enseigne à propos de Souccot :
שבעת ימים תחוג לה׳ אלקיך
« Durant sept jours, tu célébreras pour Hashem ton D’ »
Puis elle conclut :
והיית אך שמח
« Et tu seras tout à fait joyeux »
De ce « אך », nos Sages apprennent que la mitsva de שמחה s’étend également à Shemini Atséret.
Rabbi Pinhas de Sassish rapproche ce « אך » d’un autre verset, après le Déluge :
וישאר אך נח
« Il ne resta que Noah. »
« אך », c’est ce qui demeure lorsque tout le reste s’efface. La Torah nous invite ainsi à une joie qui ne dépend pas de la comparaison avec les autres, mais de la capacité à reconnaître ses propres כוחות, forces , son propre potentiel, ce que D’ attend de nous.
Cela ne signifie évidemment pas qu’il ne faut pas s’inspirer des autres. Nos Sages disent au contraire :
Un homme doit toujours se demander : Quand mes actions atteindront-elles celles de mes ancêtres les patriarches ?
Et peut-être est-ce précisément le chemin de Souccot. Pendant sept jours, nous accueillons les Oushpizin : ils nous inspirent, nous élèvent, nous montrent jusqu’où l’homme peut grandir.
Puis arrive Shemini Atseret en nous interpellant :
Après avoir appris des autres, il faut maintenant apprendre à être soi-même !
Dans un monde où nous nous comparons sans cesse, le message est précieux : regarder les autres pour grandir, oui !
Avoir besoin de leur ressembler pour être heureux, non !
C’est peut-être cela le sens de la joie authentique de Shemini Atséret : se réjouir de notre singularité.
Un immense Mazal Tov à tous les Hatanim Torah et Bereshit pour leur nomination qui témoigne de leur implication dans leur kahal et de l’amour qu’ils portent à la Torah.
En ce jour d’Hoshana Raba, Puisse Hashem nous sceller définitivement dans le livre de la vie et laisser place à le joie débordante de Simhat Torah.


