Pessah dure huit jours en diaspora et commémore la libération des Hébreux de l’esclavage en Égypte. On s’abstient de toute nourriture levée et on célèbre les Sédarim avec quatre coupes de vin, la matsa, les herbes amères et le récit de l’Exode. Le mot hébreu Pessah signifie passer par-dessus : Dieu épargna les maisons des Enfants d’Israël lors de la plaie des premiers-nés.
Histoire
Après des décennies d’esclavage et d’atrocités sous les pharaons, Dieu envoya Moché demander : « Laisse partir Mon peuple pour qu’il Me serve. » Devant les refus répétés, dix plaies frappèrent l’Égypte. Dans la nuit du 15 Nissan, la mort des premiers-nés égyptiens brisa la résistance de Pharaon, tandis que les maisons juives furent épargnées.
Les Enfants d’Israël quittèrent l’Égypte si vite que leur pain n’eut pas le temps de lever. Six cent mille hommes adultes, accompagnés des femmes et des enfants, prirent la route vers le mont Sinaï et devinrent un peuple libre.
Célébration
En diaspora, les deux premiers et les deux derniers jours sont des jours de fête entière ; les quatre jours intermédiaires sont Hol Hamoed. On allume les bougies, récite le Kiddouch et prend des repas de fête. Les travaux interdits à Yom Tov sont évités, tandis que la cuisine à partir d’une flamme existante et le port dans le domaine public sont permis selon les règles de la fête.
Pas de Hamets
Depuis la fin de la matinée de la veille jusqu’à la fin de Pessah, on ne mange ni ne possède de Hamets : tout aliment ou boisson contenant du blé, de l’orge, du seigle, de l’avoine ou de l’épeautre ayant fermenté. Le nettoyage culmine avec Bedikat Hamets, la recherche nocturne, puis Biyour Hamets, sa destruction le lendemain matin. Le Hamets dont on ne peut se défaire peut être vendu à une personne non juive par l’intermédiaire d’un pouvoir de vente.
Les Sédarim
Le Séder est un repas familial ordonné en quinze étapes, célébré les deux premiers soirs en diaspora. Il transmet l’histoire de la sortie d’Égypte aux enfants et transforme le souvenir en expérience vécue.
- Manger de la matsa, le pain non levé.
- Manger des herbes amères en souvenir de l’amertume de l’esclavage.
- Boire quatre coupes de vin ou de jus de raisin comme signe de liberté.
- Lire la Haggada et raconter en détail la sortie d’Égypte.








