Chiva Assar beTamouz ouvre la période des Trois Semaines. Le 17 Tamouz de l’an 70 de l’ère commune, après plusieurs années de révolte, les légions romaines percèrent les murailles de Jérusalem assiégée.
Un jour de jeûne
- Moché brisa les premières Tables de la Loi en voyant le Veau d’or.
- Pendant le siège babylonien, le sacrifice quotidien fut interrompu faute de bétail.
- Apostomos brûla un rouleau de Torah.
- Une idole fut placée dans le Temple.
- Les Romains ouvrirent une brèche dans les murailles ; trois semaines plus tard, le 9 Av de l’an 70 de l’ère commune, ils détruisirent le second Temple.
Selon le Talmud de Jérusalem, les Babyloniens percèrent eux aussi la muraille un 17 Tamouz avant la destruction du premier Temple.
Concrètement
- Les adultes en bonne santé jeûnent de l’aube à la tombée de la nuit.
- Les femmes enceintes ou allaitantes et les personnes malades demandent conseil à une autorité rabbinique et médicale selon leur situation.
- Il est possible de manger avant l’aube si cette intention a été formulée avant de dormir.
- Les Selihot et Avinou Malkénou sont récités ; la Torah est lue le matin et l’après-midi.
- À Minha, les personnes qui jeûnent ajoutent Anénou dans Chéma Kolénou.
- Si le 17 Tamouz tombe Chabbat, le jeûne est repoussé au dimanche.
Le jeûne ne se réduit pas à l’abstention de nourriture et de boisson : il ouvre un temps de repentir et de réparation. Les Sages enseignent que toute génération dans laquelle le Temple n’est pas reconstruit doit se considérer comme si elle avait assisté à sa destruction.
Les Trois Semaines
- Augmenter les dons à la Tsedaka.
- Éviter les nouveaux vêtements et la bénédiction Chéhé’héyanou.
- Ne pas se couper les cheveux, écouter de musique joyeuse ni célébrer de mariage, selon les coutumes.
- Pendant les neuf jours précédant le 9 Av, s’abstenir de viande et de vin hors des occasions permises, comme certains Siyoumim.
La tradition ne laisse pas la tristesse se refermer sur elle-même. La perte indique un horizon : réparer, améliorer, élever et spiritualiser. Le récit de Rabbi Akiva riant devant les ruines, certain que la prophétie de restauration s’accomplirait comme celle de destruction, conduit du deuil à Chabbat Nahamou, Chabbat de consolation, puis à la joie du 15 Av. L’exil n’est pas un état, mais un chemin vers la libération.
